Typologie

La typologie permet de constater la diversité là où on est tenté de voir de l’uniformité sans préjugé ni a priori contrairement à ce que ferait une approche par segmentation. 12 profils au total ont pu être identifiés lors du traitement des données récoltés lors de l’étude.

Six profils relatifs à la partie de la population qui a déjà une pratique en matière de développement durable et 6 profils concernant la partie de la population qui n’a pas de pratique dans ce sens. Ces deux groupes de population représente environ 50% de la population chacun. Nous avons qualifié la moitié de la population d’ « acquis » et l’autre moitié de « non acquis » au développement durable.

 

 

Vous découvrez ci-après la description des deux profils situés aux extrémités de chaque sous-groupe, à savoir les « Investis » pour le groupe des « acquis » et les « Réfractaires » pour le groupe des « non acquis ».

Les descriptions ci-dessous représentent une « vue de synthèse » des variables statistiquement les plus représentées dans chaque profil identifié.

 

LES INVESTIS
(F – 6%)

 

« Mon comportement de tous les jours est guidé par le développement durable, c’est une valeur centrale dans ma vie et je l’ai complètement intégré au quotidien »

QUI SUIS-JE ?

Je suis principalement une femme, avec un niveau de formation supérieur (3e cycle), probablement dans des sciences techniques ou dures (ingénierie, etc). Je travaille à temps partiel ou pas. Le revenu de notre ménage est confortable. Agé de 30 à 50 ans, vivant seule ou en couple avec enfants. Je vis dans une maison ou un appartement qui m’appartient. Politiquement, ma couleur est clairement le vert. Ma particularité : je vis mon engagement au quotidien et je réfléchis aux conséquences de mes actions lors de mes achats et mes actes dans la vie de tous les jours. Je pratique la simplicité volontaire et essaie de limiter ma consommation ou au moins d’en limiter les impacts que je juge négatifs pour l’environnement. Je me sens plutôt bien informée par rapport à la thématique du développement durable. Je porte une vision éco-systémique sur notre société et je prends en compte les multiples liens complexes du développement durable dans mes choix et comportements. Je vis mon engagement et ses valeurs durables de manière engagée et cohérente.

 

LE DEVELOPPEMENT DURABLE, C’EST QUOI ?

C’est une évidence ! Une nécessité et une opportunité pour notre société. Je réfute l’argument qu’il s’agisse d’un effet de mode. Pour moi, c’est une évidence qu’il faut s’engager. Je comprends que le développement durable implique les dimensions environnementales et sociales. Le développement durable est une lutte pour les inégalités. Je ne réfute pas le côté économique du développement durable et pense que le développement durable s’applique également au domaine financier et qu’il est compatible avec le profit, mais je ne pense pas qu’il puisse être une source de profits pour l’entreprise. Je suis probablement très critique face aux actions communications sociales et environnementales des entreprises qui n’agissent pas à un niveau global et pense que ces dernières ont tendance à récupérer la thématique pour accroître leurs ventes.

 

DE QUI DEPEND LE DD ?

Pour moi les médias ont un rôle important à jouer. Tout aussi important voir plus que l’Etat et les collectivités publiques. Par contre je suis très suspicieux à l’égard des entreprises.

 

LA MOBILITE

Je me déplace principalement à pied et je privilégie nettement les transports publics ainsi que le vélo. Je suis prêt à ne plus acheter de voiture ou d’opter pour une voiture électrique ou à gaz. Je me sens très concerné par la pénurie de pétrole, la pénurie de matières premières en général et la pollution. J’adapte donc ma mobilité en conséquence.

 

OU EST-CE QUE JE FAIS MES ACHATS ?

Je suis clairement un fan de la COOP. Je privilégie également les marchés locaux pour soutenir les petits producteurs et favorise les entreprises de l’économie solidaire. Les offres des discounters ne m’intéressent pas. Il me tient à cœur de faire vivre les commerçants de mon quartier et j’achète aux petits commerçants le plus souvent possible.

 

MES COMPORTEMENTS AU QUOTIDEN

Je privilégie les produits et cosmétiques bios ainsi que les vêtements éthiques. J’essaie de choisir systématiquement les produits de saison et de ma région. J’essaie de diminuer ma consommation de viande, de poisson voire de produits laitiers. Au niveau énergétique, je suis très sensible à ma consommation et j’essaie de réduire ma consommation d’eau et d’énergie électrique. Il s’agit également du profil le plus sensible à la thématique du commerce équitable et qui achète, quand cela est possible, des produits dont une partie du prix est réservée soit à une bonne cause soit aux pays en voie de développement.

 

 

LES REFRACTAIRES
(F / H – 9 %)

 

« Le développement durable ne m’intéresse pas et je ne me sens pas du tout concerné par les problèmes environnementaux, sociaux et solidaires »

QUI SUIS-JE ?

Je suis indifféremment un homme ou une femme ayant suivi un parcours scolaire obligatoire (apprentissage). J’ai un revenu moyen très confortable de moins de CHF 9’000.- par mois. Agé de plus de 45 ans, je suis locataire. Politiquement, ma sensibilité est plutôt de droite. Ma particularité : je suis clairement opposé à toutes formes de contrainte ou de modifications de mon comportement en relation avec la thématique du développement durable. Cette thématique ne m’intéresse pas du tout.

 

SUIS-JE CONCERNE PAR LE DD ?

Aucun des aspects du développement durable ne me concerne. Les thèmes qui m’interpellent le moins sont les OGM, la disparition des espèces animales et la solidarité entre les régions du monde. Les questions liées à la pénurie de pétrole, le réchauffement climatique et la pénurie des matières premières me touchent un petit peu plus, mais dans le fond, « je m’en fous » (voir cela m’énerve ?).

 

LA MOBILITE

Je me déplace en voiture et il n’est pas question que je me limite dans son utilisation. Impensable que je réduise ma consommation d’essence, que je n’achète plus de voiture ou que je diminue mes déplacements privés en voiture.

 

OU EST-CE QUE JE FAIS MES ACHATS ?

J’achète régulièrement à la COOP et la Migros mais avec une petite préférence pour la Migros. Les marchés locaux, les magasins de l’économie sociale et solidaire, les artisans locaux ainsi que les initiatives d’agriculture contractuelle, NON. Par contre, je suis plutôt un adepte des discounters, d’Aligro et de PAM.

 

MES COMPORTEMENTS AU QUOTIDEN

Même les produits de la région et de proximité sont d’aucun intérêt pour ce groupe. Ils ne sont ni prêts à réduire leur consommation d’essence ni celle d’eau, par contre un peu plus sensibles à la réduction de leur consommation électrique (probablement pour des raisons financières). Ils ont également une attitude négative face au tri des déchets.

 

COMMENT LES SENSIBILISER ?

C’est probablement très difficile de les sensibiliser à la thématique du développement durable.

 

 

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